L’increvable désir

2 Fév
Pendant l’inspection, soudain un bruit. Faisant sans que celle-là s’interrompe que l’esprit se réveille. Comment l’expliquer? Et sans aller jusque-là, comment le dire? Loin en arrière de l’oeil la quête s’engage. Pendant que l’évènement pâlit. Quel qu’il fût. Mais voilà qu’à la rescousse soudain il se renouvelle. Du coup le nom commun peu commun de croulement. Renforcé peu après sinon affaibli par l’inusuel languide. Un croulement languide. Deux. Loin de l’oeil tout à sa torture toujours une lueur d’espoir. Par la grâce de ces modeste débuts.

Mal vu mal dit

L’amour est cet intervalle où se poursuit à l’infini une sorte d’enquête sur le monde. Parce que le savoir s’y éprouve et s’y transmet entre deux pôle irréductibles de l’expérience, il est soustrait à l’ennui de l’objectivité, il est chargé de désir, il est ce que nous possédons de plus intime et de plus vivant. Dans l’amour, ce n’est pas le monde qui nous saisit de ce qu’il est, ce n’est pas lui qui s’empare de nous. C’est au contraire la circulation paradoxale, entre « homme » et femme », d’un avoir émerveillé qui fait que nous possédons l’univers.
L’amour c’est quand nous pouvons dire que nous avons le ciel, et que le ciel n’a rien.

Alain Badiou, Beckett

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