Blanchot

10 Fév

« Dans l’œuvre d’art, l’être se risque, car tandis que dans le monde où les êtres le repoussent pour être il est toujours dissimulé, nié et renié (en ce sens, aussi, protégé), là, en revanche, où règne la dissimulation, ce qui se dissimule tend à émerger dans le fond de l’apparence, ce qui est nié devient le trop-plein de l’affirmation, — mais apparence qui, cependant, ne révèle rien, affirmation où rien ne s’affirme, qui est seulement la position instable à partir de quoi, si l’œuvre réussit à la contenir, le vrai pourra avoir lieu. »

« Le propre de la lecture, sa singularité éclaire le sens singulier du verbe « faire » dans l’expression : « elle fait que l’œuvre devient œuvre ». Le mot faire n’indique pas ici une activité productrice : la lecture ne fait rien, n’ajoute rien ; elle laisse être ce qui est ; elle est liberté, non pas liberté qui donne l’être ou le saisit, mais liberté qui accueille, consent, dit oui, ne peut que dire oui et, dans l’espace ouvert par ce oui, laisse s’affirmer la décision bouleversante de l’œuvre, l’affirmation qu’elle est –et rien de plus. »

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